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Eudaimonia

Penser l'épanouissement humain !

Aux pères Osiris


Tel Osiris, tu as ensemencé les champs d’ialou
Pour donner corps à la vie, donner à la vie un goût de Paradis
Par cet acte d’union avec Isis, ton âme a agi en communion avec le Grand Noun
Libérant la magie de la déesse, qui dans son creuset a agi

Fusionnant la Materia prima avec l’énergie de l’Amour
Tu as liquéfié ta Foi la plus subtile en un fluide arc-en-ciel
Donnant naissance à l’essentiel, à l’Horus maître du Ciel
L’enfant devenu centre du Tout, le Dieu du demi-jour

Tu as été de tous les combats pour la Vie
Pour protéger, nourrir le corps et l’âme, donner le Sens qui vivifie
Tu as aimé, fait aimé, transmuté le reflet doré du crépuscule
En un joyau unique parmi les étoiles, un éclat dans le désert, un rare abacule

Tu as rejeté le Mal aux frontières du néant
Pour qu’il ne soit point visible de ton Enfant
Dans ton acharnement, tu t’es parfois oublié
Oublié le sens de ton combat, éparpillé

Il aura fallu la magie de l’Amour renouvelé d’Isis
Pour rassembler ton être, reconstituer au cœur du tamaris
Ton Essence, ton fluide des origines les plus belles
Pour qu’à nouveau, le cycle perpétuel de la vie te renouvelle

Maître du jour et de la nuit
Te voilà désormais, doté de la sagesse des Dieux
Sarclant à l’infini, avec Force, Courage et Humilité le champ de ta vie
Pour que le blé et la vigne donnent en abondance jusqu’à tes adieux.

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Que sonne le glas de nos vies fatiguées.


Ce jour célèbre la joie et s’accompagne de fêtes familiales où les retrouvailles sont le signe du renouveau de notre alliance fraternelle avec nos proches. Car, quelle joie d’avoir le pouvoir de conjurer la mort par une renaissance des plus inattendue ! Une mort qui nous fait aimer davantage la vie. Une vie détachée d’un voile supplémentaire, celui de certains préjugés qui nous empêchent d’aimer pleinement, de voir la lumière rayonnante de ceux que nous rencontrons, de percevoir les sourires masqués derrière les visages fermés, de voir les enveloppes craquelées derrière les certitudes, de distinguer les mains tendues derrière nos bras croisés.

Dans un cheminement dépouillé de l’essentiel, l’armure se craquèle. A l’assaut de la vie, elle était censée nous protéger et nous aider conquérir des forteresses pleines de promesses, empli soi-même de vérités divines.

Ce qui nous protège nous enferme également. Avec le temps, notre épée flamboyante perd de son éclat, à force d’être plongée dans le sang de l’ignorance, de notre ignorance. Mais la lumière extérieure fait toujours son travail, elle fait réchauffer notre corps et notre cœur, parfois bien malgré nous. Elle produit une alchimie intérieure qui corrode le plus dur métal. Et nous finissons nous-même par faire tomber ce carcan avant qu’il ne devienne notre cercueil. Oui, tel le poussin de pâque, nous abattons de l’intérieur les parois qui nous séparent de la vie que nous percevons à nouveau avec des yeux d’enfants. Dans une couleur de lumière, ce jaune qui nous rappelle celle de l’acacia au printemps, nous éclosons à une vie nouvelle, à des vérités nouvelles. Dépouillés de la crasse du temps, nous nous sentons plus légers. Nos sens sont assaillis de perceptions oubliées. Au bout des champs d’ialou, nous percevons à nouveau Osiris brillé de mille feux, sans que nous soyons aveuglés.

Les fleurs d’acacia sont nombreuses en ce jour  à montrer leur éclat sous la lumière solaire. Le renouveau se voit, se touche du doigt dans une nouvelle sensation du monde. Nous explorons ce dernier comme au commencement. Nos blessures ont disparu et avec elles nos cicatrices et n’ont-elles jamais existé que dans nos consciences rendues étroites par notre égo.

Les cloches sonnent de nouveau à la volée. Leurs sons ne font plus siffler nos oreilles. Elles transportent nos cœurs dans un nouveau voyage qui nous enchantent. Les visages brillent de nouveau de mille sourires et nos peurs s’évaporent sous la chaleur d’un nouveau printemps.

Embrassez-vous et joyeuse Pâque !

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Vivre l’instant.


Ce matin, c’est relâche, pas de travail. J’ai fait la grasse matinée, je me suis levé à sept heures quinze. Comme j’aime bien le faire régulièrement, je paresse physiquement. Je suis dans mes pensées. Je n’ai pas encore effectué ma séance de méditation comme je le fais à l’accoutumée avant d’aller au travail, dans le calme, même si au loin j’entends les quelques voitures passer ou au plus près les gazouillis des oiseaux.

Le bruit ambiant n’est plus un problème pour moi, tout comme la lumière du jour. Tout cela ne m’empêche pas de basculer rapidement dans ma transe méditative. Je varie sans cesse les signes de transition. Pas de souci, cela marche. Mon discours intérieur également évolue, plus structuré, depuis la formulation de l’objectif  à la première personne, comme une projection d’un état futur dans un présent vécu mentalement, à la visualisation de l’état voulu sur mon écran mental personnel.

Mon alter-ego intérieur me décrit ce que je vis d’une manière idéale en regardant avec moi un film au scénario écrit et réalisé en direct. Même si les images sont parfois floues ou en noir et blanc, cela donne de la beauté à cette vie voulue et vécue dans l’instant.

Lumiere_quantiqueMon inconscient enregistre tout comme il le fait certainement pour tout ce que je fais, pense et perçois. Les choses s’alignent de plus en plus. Je le sais, je le perçois et je le vis. Peut-être aussi que le terrain est travaillé depuis de nombreuses années, comme un terreau riche qui permet à la plante de pousser, grandir et de s’épanouir. Mais le chemin est encore long. Non, je me laisse emporter là par des discours établis.  » La recherche de la vérité n’a pas de chemin  » disait Krishnamurti et je pense que c’est vrai puisque la vérité est dans le présent mais encore faut-il savoir vivre pleinement ce présent sans les voiles multiples qui nous enveloppent, qui nous rassurent peut-être, mais qui nous séparent du réel. Cela est une autre histoire !

Dans mon présent matinal, je m’attèle comme souvent à une lecture. Aujourd’hui, c’est un article dans un magazine scientifique sur le thème du  » 3ème œil : plongée dans invisible ». Oui, cela existe ! Enfin pour le 3ème œil, peut-être mais pour un magazine scientifique qui traite de ce thème, c’est certain, je le tiens entre les mains.

Il n’est pas dans mon intention, de restituer la lecture de cet article puisque je n’ai fait que l’entamer et le délaisser momentanément pour rédiger le mien. Je suis un zappeur fou. Je vous entends le penser. Mais non ! Je voulais tout simplement partager avec vous une petite expérience vécue, à peine entamée la première page de lecture.

Comme souvent, une idée, un mot nous transporte dans nos pensées et nous éloigne de notre action présente. Pour moi, à l’instant même, c’était la lecture. Je lève les yeux, ma toile de fond et mon horizon sont le bleu dégradé du ciel matinal, immaculé comme jamais. Aucun nuage. C’est rare d’observer cela chez nous, surtout sur la cime de nos montagnes.

Et voilà que sur ce fond bleu, décor de mes pensées discursives, apparaît un écran de multiples petites « lucioles », des centaines de « fourmis » phosphorescentes qui tournoient dans l’air, qui ondulent rapidement, qui disparaissent et réapparaissent. J’ai un peu de mal à décrire cela.

Cela fait maintenant près d’une demi-heure que je me suis à observer cette intrigante nuée électrique et que je me suis mis à le décrire et écrire. Je m’arrête un instant. Je pose la main gauche sur ma bouche comme le font souvent les bons penseurs (rire). J’abaisse mes lunettes sur le nez. Un petit instant de doute m’envahit. Ces apparitions n’ont été certainement qu’une affabulation furtive de ma pensée ou un phénomène physique intérieur. Je suis en train de vous décrire des bêtises. Je fixe de nouveau le ciel. Rien. Ouf, j’ai frôlé le ridicule en m’apprêtant à vous raconter cela. Le temps de quelques secondes, cet article allait finir dans la corbeille, bien au chaud dans la poubelle de mes actes manqués.

Et voilà que mes petits amis réapparaissent. Je ferme les yeux, histoire de savoir s’ils sont bien humectés. Ils le sont ! Et mes amies lucioles aussi sont bien là ! Je pense que tout le monde a vécu cette petite expérience, convaincu d’un phénomène physique de l’œil. Mais aujourd’hui cette persistance m’intrigue. Enfin, pas tant que cela. J’ai abordé ce phénomène, il n’y a pas si longtemps avec une personne qui se reconnaîtra très certainement en me lisant.

Et donc, au moment où cela est arrivé, je me suis mis à observer le phénomène, histoire d’essayer de percevoir s’il était intérieur ou extérieur, durable ou momentané. Je suis resté de longues minutes à l’observer, à essayer de suivre une luciole particulière à la trace. Elle n’était ni un point ni morceau de cheveu luminescent mais plutôt une petite chenille courte, ondoyante et luminescente, qui vibre et tournoie rapidement avant de disparaître et de laisser la place à d’autres. Je les ai observés avec et sans lunettes de lecture. Vu de loin et fait des zooms visuels. J’ai fermé et me suis frotté les yeux. Même résultat.

Et pendant que j’écris cette dernière phrase, je lance encore un petit regard, histoire de me dire que c’est fini et de me rassurer, si besoin était, ou alors de me confirmer une perspective de recherche. Oui, rassurez-vous aussi, ils sont bien là ! Sont-ce des spectres lumineux imperceptibles en temps « normal » ? Des ondes vibratoires tout aussi inconnues et non mesurables ? Des phénomènes rétiniens ? Des phénomènes électriques de notre cerveau ? Des objets informationnels quantiques ? Et bien d’autres choses que notre cerveau ou notre imagination féconde pourront tenter de mesurer ?

Pour ma part, le rêve reste présent. Les tiroirs de la connaissance sont encore nombreux. Je les ouvrirai au fil de mon vécu. Je voulais vous faire partager cet instant. Le troisième œil, ce sera pour plus tard. Vivre au présent, c’est aussi cela.

Maintenant, le bleu immaculé du ciel n’est plus. Les nimbus ont fait leur apparition sur la crête des montagnes. Un petit vent léger les pousse vers la mer et caresse en passant mon visage.

Ma journée sera magnifique !

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A notre grand-mère, une femme pas comme les autres


 

 Il nous appartient en cet instant, de porter la parole des nôtres, comme un seul corps, comme une seule âme. Il nous appartient de réveiller en chacun de nous le parfum de la réminiscence, de rassembler des bribes éparses de souvenirs enfouis en nous et au delà de notre corps physique, les parcelles de lumière qui nous envahissent chaque jour.

Mais comment avoir la mémoire que notre seule mémoire ne peut avoir le souvenir ? Comment se connecter à un être dont la trajectoire de vie a traversé le siècle ? Une vie qui a vu naître tant de vies, qui a vu tant de renaissances au cœur du divin.

Granmer Paulina en 2012
Granmer Paulina en 2012

Paulina, notre mère et grand-mère, petite femme, grande à nos yeux ou en notre cœur, a vu le jour avant la grande guerre, le   26 janvier 1912. Elle ne savait pas ce que ce premier pas dans la vie allait lui coûter mais l’a fait et des millions de pas ont suivi, marqués par l’empreinte de la détermination. Car tous ceux qui l’ont connus peuvent témoigner de cette volonté qui la caractérisait. Il est souvent difficile de creuser les sillons où planter les graines qui feront germer les réussites de notre vie. Encore plus difficile pour une femme de ce temps-là.

Nous le savons, un chemin sans labeur ne mène point à l’accomplissement. Elle n’était pas peu fière de ses réalisations et on le sentait quand elle nous dispensait de ses souvenirs. Elle a travaillé dans les champs et dans les chambres. De la poussière des champs, elle faisait jaillir l’espoir des repas à venir. De la poussière des chambres, elle redonnait de l’éclat aux rayons de lumière.

Oui, telle une femme orchestre, elle orchestrait sa vie et aussi celle des autres. On ne pouvait que suivre le rythme qu’elle imposait de sa baguette et parfois gare aux fausses notes car cette baguette pouvait parfois se transformer en, comme on dit chez nous, « fouette pêche ». Mes petits mollets d’enfant en tressaillent encore. D’aucuns diront que cela m’a permis d’aligner correctement un pas devant l’autre.

Elle a bâti ainsi l’édifice de sa vie durant 102 ans, tout comme elle a bâti sa maison, à la sueur de son travail, nous disait-elle. Quand Ariste Emmanuel, son mari, partait au petit matin, s’échiner dans la « bitasyion » de Pierrefonds pour ne revenir qu’au crépuscule, elle avait accompli dans les douze heures du jour presque douze travaux et en y ajoutant le fait qu’elle avait aussi à s’occuper de ses enfants.

Une vie de combattante vous me direz ! Elle en avait la pleine conscience. D’ailleurs, c’est un de ces termes qu’elle aimait bien employer avec ce brin d’humour qu’on la connaissait : pour dire « le combat », elle disait « la combate » avec toute l’imagerie créole que l’on pouvait deviner derrière.

Cet humour qui adoucissait ses traits et la rendait attrayante, mieux attractive, au sens où elle nous attirait tous comme un aimant, comme une aimante. Elle au CENTRE, nous en périphérie. Avec elle, chacun était à sa place et c’est elle qui distribuait les tickets.

Comme on dit en créole  » ek un oui na point bataille » mais avec elle, le non avait le même sens car c’est elle qui avait le dernier mot. Les aidantes qui l’ont accompagnées ces dernières années en savent quelque chose et ma sœur Évelyne également.

Cet humour était aussi empreinte de tendresse. On le percevait sans le moindre mal quand par exemple, elle s’adressait à sa petite sœur âgée de cent ans. Elle avait la parole facile, Elle lui commentait les choses, lui prodiguait ses conseils de nénène, fraternellement, maternellement. Et celle-ci acquiesçait en opinant de la tête.

Pour nous, quand on était petits, Mémé c’était la figure autoritaire, pleine de sévérité envers les enfants «  ravageurs  ». Mais, Mémé c’était aussi celle qui arrosait son jardin tous les jours, qui nous a fait aimer le parfum des francicéas et du jasmin de nuit, celle qui s’apprêtait toujours avant d’aller à la messe avec son p’tit mouchoir dans son sac, ses souliers cirés, son eau de Cologne et son p’tit quat’sou pour la quête. Son côté bourru était compensé par les petites attentions qu’elle nous prodiguait : un paquet de bonbons en sortant de la boutique ou un livre qu’elle nous achetait parfois, elle qui ne savait ni lire ni écrire mais qui avait de l’admiration pour ceux qui avait de l’instruction. Combien de fois elle a pesté contre nous parce qu’on laissait la lumière allumée tard le soir pour travailler ! Mais combien   elle a toujours été fière quand on avait réussi nos examens … Je crois que son « moin lé content pou ou, mon zenfant ! » valait bien nos efforts…

Quand on est devenus grands et parfois même parents, elle n’est pas devenue une mémé-gâteau, avec son franc-parler et ses piques acérées, elle n’était pas toujours tendre ! Mais on sentait toujours le souci de savoir que ses arrière petits-enfants allaient bien, qu’ils travaillaient bien à l’école. Avec la même curiosité, elle demandait des nouvelles des maris, des épouses, des familles de toutes les » pièces rapportées » et n’a jamais oublié de bien faire compliment. Aujourd’hui, Mémé, oublie pas de bien faire compliment toute la famille qu’ou la parti retrouver.

Si parfois nous avons quelques hésitations dans nos conversations, à restituer un événement, un personnage, un objet ou un lieu, pour mémé Paulina ce n’était jamais le cas. Elle avait une mémoire phénoménale. On pourrait dire photographique. Elle pouvait reconstituer un souvenir de façon parfaite en y associant moult détails. Elle pouvait associer untel à untel dans tel événement à une date précise en évoquant jusqu’à la couleur de la robe ou du « cabaye » porté. Et cela pouvait remonter à des dizaines d’années. Et dans ses associations d’idées, c’était toujours l’occasion de taquiner l’autre, de lancer une petite plaisanterie et de dire un sentiment ou une émotion d’affection ou de rejet.

Nous pourrions nous dire qu’elle a passé plus de cent ans de sa vie à agir mais aussi à s’observer agir comme pour mieux enregistrer les choses.

Ce même souci du détail, lui a fait dire depuis quelques temps déjà qu’elle en avait suffisamment vu. Qu’elle ne pouvait se résoudre à s’observer décliner, à perdre ses capacités à dire, à raconter et à faire. Elle qui décidait de tout, comment pouvait-elle se regarder défaillir ou voir les autres défaillir avant elle. Elle aura survécu à sept de ses enfants et à bien d’autres membres de sa famille.

Elle nous l’avait dit à plusieurs reprises. Elle veut s’en aller, rejoindre le « bon Dieu » et voir sa maman. Elle a donc planter une graine dans son inconscient et dans la conscience du divin pour que son destin s’accomplisse car sa vie était désormais accomplie.

Une fois de plus, elle a décidé ou du moins, elle a proposé car comme elle disait, seule le bon Dieu dispose. Elle s’en est allée non sans avoir auparavant, dans un moment de clairvoyance, remercier chacun de nous, à sa façon, en prononçant nos prénoms, en faisant un hymne à la joie, à la lumière et à la vie. Elle part mais heureuse de partir dans les bras de sa maman en nous laissant un trésor inestimable. D’une valeur qui appartient désormais à chacun d’évaluer à l’aune de sa propre conscience et de son amour pour elle. A nous de matérialiser ce trésor qu’elle nous laisse.

Si les atomes d’une vie se désagrègent devant nos yeux en nous laissant l’impression de devenir des électrons libres, n’ayons pas le sentiment d’être abandonnés.

Mémé Paulina n’est plus au centre d’un espace physique qui nous reliait tous. Ses atomes de lumière sont désormais partout, dans la matière composant nos corps, dans les choses que nous touchons, dans l’air que nous respirons, dans la lumière que nous percevons et dans les sons que nous entendons. Elle est à jamais dans nos pensées et dans nos cœurs. Elle a rejoint la divinité ineffable d’ici et d’ailleurs.
Elle n’est plus au centre, elle est tout autour de nous partout où nous sommes et à jamais. Ne perdons pas le sens de cette désormais présence.

C’est vrai qu’on est un peu orphelins parce que notre narrateur préféré des comédies et tragédies familiales a tiré sa révérence. Mais on va essayer de continuer l’histoire, à notre façon. Et merci, Mémé, pou out Ti vizit.

Marie Claude et Patrick

 

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Un parfum d’éternité.


Ce bleu azuréen qui enveloppe ce matin le vert tendre de cet ylang ylang qui s'impose à mes yeux, laisse augurer à ma pensée l'explosion à venir d'un parfum à la fois sucré et épicé qui ne laissera aucun répit à mes sens. Car les effluves divines et les pétales ondoyantes de cet arbre me transportent dans les contrées inoubliables de mon enfance.

Par une magie que chacun a pu expérimenté, les souvenirs se mêlent à cette odeur pourtant non encore révélé mais qui réveille par intuition en nous un monde disparu. Cette faculté de la pensée de s'interconnecter à différentes réalités m'étonnera toujours. Aucune barrière n'est assez forte, aucune distance n'est assez longue et aucune limite n'est possible au temps pour empêcher cette alchimie qui réunit en un tout la multiplicité des mondes. Il n'est besoin que d'un artefact pour faire jaillir l'invisible, matérialiser l'impossible et spiritualiser l'indicible.

L'homme ne serait-il que cet homme aux limites qu'on lui prête ? Ou serait-il qu'une apparition aux multiples avatars indiscernables ? La passé, le présent et l'avenir sont réunis en lui comme des constituants indissociables de son être comme le sont les éléments de la matière éternelle. Il peut s'affranchir des frontières les plus infranchissables. Alors pourquoi n'est-il que l'expression de ses propres limites ?

Si la pensée capte le parfum aussi volatile que celui de la fleur de l'ylang ylang qui n'est pas encore éclose, s'il intercepte les sons qui traversent l'espace sans limite, s'il matérialise les couleurs qui se manifestent dans autant de spectres, l'homme n'est-il pas aussi le catalyseur de l'infini dont il se nourrie ? N'est-il pas lui même une parcelle de cet infini ? Alors pourquoi nous nous inscrivons-nous autant dans le périssable ?

Alors que nous savons nos pensées mortelles, même les plus pures, nous savons aussi les rendre immortelles par nos actes. Nous pouvons les graver dans la pierre de l'humanité en les faisant vivre non pas par des paroles qui figent notre imperfection mais en faisant vivre notre humanité si belle.

Si la perfection de la nature peut réveiller en nous la parcelle de divinité, sachons l'écouter et aligner le rythme de battement de notre cœur sur le sien pour nous permettre de retrouver notre perfection originelle.

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Les yeux d’étincelles


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Il est en nous un trésor que nous n’avons de cesse de rechercher
Il est en notre savoir que cette cupidité ne nous sera pas reprochée
Si notre intention est aussi pure que l’objet imaginé
Si la force que nous employons fait de nous un mineur invétéré

Alors elle décuplera notre persévérance à creuser
Et l’éclat de cette lueur ne se ternira jamais
Alors cette lumière à chacun de nos pas sera renouvelée
Et jamais elle éblouira ces nouveaux yeux incrustés

Dans notre quête de l’insensé point de veau d’or à adorer
Seulement des pépites qu’il nous faut deviner
Dans les veines sèches de la pierre point de cristaux merveilleux
Seulement une étoile aux étincelles sacrées

Dans l’antre de la terre primaire nous creusons de nos mains
Aucun autre métal n’a cette capacité à révéler, ni même l’airain
Dans l’obscurité nous avançons à tâtons et à genoux
Aucune lumière pour nous éclairer sinon les rares scintillements de la voute

Nous découvrons aussi que cette richesse est convoitée
Et qu’il n’est point besoin de livrer bataille pour se l’approprier
Nous découvrons dans les yeux de nos compagnons une fortune cachée
Et que dans leur cœur un mystère s’est immiscé

Nous chercherons alors dans leurs regards les chemins perdus
Qui mènent sur les traces d’une vérité jusque là tue
Nous trouverons dans leur profondeur, un langage sans mot venant du cœur
Qui seul nous permettra de nous retrouver sans plus de labeur

Car seul notre cœur connaît la valeur de notre âme.
Car seul notre cœur sait parler à notre raison
Il libère notre esprit de tout ce qui l’enflamme
Pour que découvrions notre nouveau pays, notre nouveau Sion

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Ma main trace, ma conscience relie.


De mon rocher, j’ai longtemps observé
La chevelure dorée de la savane, onduler comme des vagues
Sans jamais voir la main qui la caressait.

Dans ma forêt, j’ai beaucoup regardé
Les gouttelettes d’eau ruisseler sur les fruits qui me rassasiaient
Sans jamais voir la source d’où elles jaillissaient.

Sous mon arbre, j’ai souvent observé
Les larmes de pluie s’abattre sur la plaine
Sans jamais voir les yeux d’où émanait cette de peine.

Sur ma plage de sable noir, j’ai toujours vu
L’astre de lumière s’enfoncer sans fracas dans l’immensité
Sans jamais voir le feu qui nourrissait de ses étincelles les étoiles flamboyantes.

Jusqu’au jour où j’ai relié d’un bout de bois blanchi par les vagues
Deux galets polis par les milliers de ressacs aux contours d’un visage qui m’apparaissait
Comme une vérité toujours présente mais jamais révélée.

Jusqu’au jour où j’ai gravé sur un flan de mon rocher
Les étincelles qui éclairaient, les yeux qui pleuraient, les mains qui caressaient
Sans jamais me douter qu’en le faisant je devenais un Etre nouveau.

Un Etre doté du Pouvoir, de cette même magie
Qui était sans conteste, l’apanage du créateur invisible dont je recherchais les traces
Sans jamais me douter que je devenais lui.

Ce lien éphémère tracé sur le sable
Faisait de moi le porteur d’une vérité singulière et imaginaire mais aussi
À jamais, le contenant d’un songe qui révèle les entrelacs de la pure Beauté.

Ce lien éternel gravé sur la pierre
Inscrivait mon œuvre dans un acte figé pour l’éternité et faisait de moi
A jamais, un Etre inscrit dans les dimensions du temps et de l’espace.

Ce lien dont l’existence me reliait désormais au divin
Me permettait de transcender l’inconnu, de voir au delà des apparences
A jamais, il me relie à ma conscience renaissante, lieu de fusion de la Connaissance éternelle.

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Ré-Union



S'immiscer dans ce moment intime

Espace irréel entrouvert par la lame flamboyante

Se laisser emporter par les vagues d' un océan sublime

Sur une île où le verbe crée les étoiles filantes


Être transporté dans un lieu de magie

Où de l'incréé surgit la beauté

S'accorder aux vibrations qui voilent de leurs saris

La naissance des enfants de la divine vérité


Dans l'antre d'Isis nous nous sommes blottis

Et avons communié à la re-création d'un être des origines

Dans la chaleur de la mère primordiale une alchimie s'est produite

La fusion d'un Horus aux vertus androgynes


Et si le voile devait à nos sens cacher

La réunion de deux êtres enlacés

L'arche des épées sous la voûte étoilée

Célébrait une alliance nouvelle et éternelle


Dans une émotion proche de la transcendance

Les larmes se mêlent au vin sacré

Donnant un goût nouveau à l'espérance

De deux êtres qui se livrent à l'éternité.

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Liberté de l’instant.


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Plonger dans l’instant fugace pour ne pas le perdre pour l’éternité.
Se laisser tomber dans l’abîme pour retenir d’une main cette lumière fuyante
N’être un moment l’esclave de rien, dominer pour ne pas perdre cette vérité
Avoir l’inconscience de soi même pour capter une liberté mourante

Lumiere-divine Dans les moments où la pensée raisonnante bâillonne l’intuition
Il nous faut lutter pour capter l’immédiat avant qu’il ne meure
Accepter de mourir et se laisser prendre dans un vertige de passions
Pour que la douceur de l’éternité du bout des doigts m’effleure

Dictature ou liberté, l’instant est là
Il s’incruste, s’impose, jusqu’à être accepté
Jusqu’à ce que ce qu’on synthétise sa réalité
Il prendra ainsi autant de formes qu’il faudra

Il mourra autant de fois et indéfiniment
pour renaître dans la multiplicité du temps
Entrainant notre être dans son sillon vivalille.free.fr
jusqu’à ce qu’on hisse l’éternel pavillon

Et quand il aura été, il sera à jamais gravé
Dans la pierre de l’édifice de notre être, il sera figé
Comme un rappel immuable de son existence
Soumis à jamais à la réminiscence

Il ne suffira ainsi que  d’une étincelle 
Pour faire s’enflammer le brasier de notre réel
Réveillant à nouveau nos peines, nos doutes 
Revivifiant nos joies aussi sans doute

Soumis à l’emportement du tourbillon du temps
Nous nous sentons impuissant face à l’instant
Mais nous savons aussi dans l’incertitude du moment
qu’imperceptiblement nous exerçons notre conscience librement.

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On the road.


Case créole

Eh oui, le voyage nous interpelle tous ! Kerouac a marqué plusieurs générations déjà avec ces récits. Mais il n’a rien fait que réveiller au coeur de la génération de son époque avec les mots qui leur parlent, l’intérêt, le gout et la nécessité de l’itinérance. Cela est une quête bien éternelle.

Aller au bout de ses émotions, toucher parfois même les limites de celles-ci à ressentir ces vertiges qui fragilisent l’esprit, qui figent et pétrissent notre enveloppe charnelle dans l’éclair d’un instant ou des moments qui nous semblent une éternité. Ressentir cette adrénaline qui font frissonner notre corps et nous font rattraper un équilibre qui aurait pu être perdu à jamais. Toucher du doigt le divin, cette réalité insoupçonnée que l’on découvre au plus profond de nous-même. Découvrir et comprendre ses faiblesses pour mieux les accepter ou mieux les dépasser. Mais c’est aussi réaliser ce qui a de bon en nous même, s’apprivoiser, accepter le regard bienveillant sur soi et par soi et parfois ses dégouts.

C’est finalement faire l’expérience de ses sentiments par la rencontre des hommes et des femmes de tout horizon, des espaces et des horizons nouveaux, des matières remplies de mémoires. Plonger dans des univers vibratoires inconnus qui nous font nous aligner dans des moments d’entase, avec le cosmos, un lieu où la beauté nous devient accessible, où la force de soulever les montagnes nous envahit et où la sagesse devient palpable. C’est se trouver projeter dans lieux où nos sens s’égarent, se trouvent emportés dans un tourbillon aux dimensions insensées. Plonger dans l’eau limpide et en boire avec déraison à en oublier l’essentiel. Toucher et caresser les rochers et les blocs qui s’insèrent à merveille dans la nature ou dans les édifices, percevoir leur mémoire qui nous transmet une connaissance insoupçonnée. Sentir des odeurs qui réveillent en nous des souvenirs ou qui nous rendent perplexes de ne pas savoir. Tendre l’oreille à des bruits qui nous parlent au delà de tout langage connu.

Bref, goûter aux saveurs qui nous transportent aux frontières de nos sens en les faisant passer d’une polarité à une autre. Car rien ne nous est indifférent. La rencontre avec ces espaces et ces dimensions peut aussi nous rendent mal à l’aise à en être malade. Mais la route nous apprend finalement, par l’expérience des choses, à accepter l’ordonnancement de l’univers et à savoir déplacer les pierres et rochers qui changent réellement le monde sous peine d’être pris comme Sisyphe, dans un tourbillon perpétuel ou l’Urobore qui perpétue le cycle des générations.

Nous apprivoisons ainsi davantage nos passions. Nous en faisons des amis, des compagnons de voyage bienveillants qui nous font apprécier les plaisirs indispensables en nous faisant nous abreuver à leur sources, celles qui désaltèrent réellement et qui nous font nous éloigner des torrents dangereux d’une vie pleine de turpidité, de turpitudes.

Oui, ce voyage, nous n’avons jamais cessé et nous ne cesserons jamais de l’accomplir. Alors, bonne route !

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« Connais-toi toi-même … » .


Au delà des nuages, le ciel des idées.
De prime abord, cette phrase que Socrate a emprunté au fronton du temple d’Apollon à Delphe et rapportée par Platon dans l’un de ses fameux dialogues, nous invite à une introspection pour mieux saisir la vraie réalité de nous-même.

Si cela est une piste non dénuée de sens mais souvent caillouteuse, ce s’est pas tout à fait le sens historique de cette injonction. Les hellénistes doivent plutôt comprendre le contexte de l’époque qui rendait inaccessible le divin par le plus commun des mortels.

Elle invitait chacun à se rendre compte de la réalité de son être : voué à la finitude, soumis aux futilité, à l’hybris ou la démesure, les passions et plus particulièrement l’orgueil. Mais il sait les hommes doués de raison et d’amour dans la mesure : « N’oublie pas qui tu es, non pas en tant qu’individu, mais en tant qu’Homme ». Pour cela, il ne faut pas se tromper d’objectif ni de but. Devenir meilleur, n’est pas vouloir ressembler aux Dieux qui nous sont accessibles par la simple contemplation. Nous les rencontrons dans l’accomplissement du chemin. Prendre des raccourcis c’est aussi prendre le risque de limiter son expérience donc de ne pas parvenir à la Connaissance et à sa source.

C’est une invitation à déconstruire sans cesse ses savoirs, à remettre en doute ses acquis (technè) pour parvenir au ciel des Idées, aux Principes. De prendre conscience de notre ignorance car seul le monde des Idées, de l’intelligible et de la lumière est Vérité primordiale. Nous ne vivons que dans les apparences, du monde sensible, dans l’ombre de la vérité.

Le raisonnement est un outil important et la dialectique l’arme favorite de Platon. Quand nous raisonnons, nous devons dialoguer avec notre altérité intérieure qui nous apporte la contradiction, la réfutation et amène à affiner nos savoirs. Nous nous rendons ainsi compte que nous ne savons pas ou plutôt que nous avons toujours su mais nous ne savons que nous savons. La connaissance est immanente à l’homme, et non extérieure. La sagesse consister à apprendre à se ressouvenir.

En ce sens, le silence est de toutes les vertus. Il nous apprends à entrer dans le dialogue avec nous même, dans l’humilité intérieure. Cette connaissance de soi-même ne peut se faire que grâce à la maïeutique, c’est-à-dire le dialogue entre l’âme et elle-même, ou bien entre un élève et son maître. Mais c’est avant tout l’expérience qui nous fait avancer vers cette connaissance qui se révèle à nous.

Nous ne pouvons prétendre nous rapprocher du divin, de la Vérité que si nous accédons certes aux savoirs mais que si savons que ces savoirs ont des Principes uniques : les idées qui sont la connaissance pure.

Socrate nous invite à douter constamment de nos savoirs pour nous rapprocher de ce monde où l’apparence n’existe pas. Non pas que ces savoirs sont inutiles mais parce qu’ils sont éphémères. C’est le premier qui aborde ainsi la notion de « l’âme » indépendante du corps. Cette âme qui abrite le savoir éternel, la Connaissance.

Nous avons une part de divin. Cela nous pousse à connaitre les Dieux mais nous ne sommes des hommes avec ses limites. Entreprenons sans cesse la démarche de progrès dans ce monde qui est le notre avant de vouloir se réfugier dans le ciel des idées si inaccessible.

Platon dans ses dialogues, nous donne ainsi une grande leçon. Chaque jour peut nous mener à la Vérité si nous sommes cohérents par nos actes et nos paroles avec nos Principes. La vérité n’est pas transmission mais construction et méfions nous de nos savoirs qui ne sont pas transposables en tout. La passion de l’orgueil nous guette !

Nous connaitrons ainsi … « l’univers et les Dieux. ».

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Ascension !


En ce jour de l’ascension où la Nuée rejoint l’Unité de l’espace cosmique, chacun de nous est amené à nourrir davantage sa quête de sens, du miel et du lait de la Connaisance.

Nous savons aussi que la douceur de cette nourriture céleste qui nous attend, se mêle à l’amertume des fruits cueillis sur le chemin des vendanges et nous rappelle que les marches qui mènent au Principe, à l’Unité primordiale d’où rayonne la manifestation du monde qui nous entoure, nous invitent à puiser au plus profond de nos ressources intérieures mais également physiques jusqu’à la perte de notre identité et de notre enveloppe de matière.

Car rassembler ce qui est épars pour reconstruire l’Etre Originel nous demande de vrais efforts inacessibles sans passages obligés et sans une vision transcendante que seul l’oeil d’Horus, l’oudjat nous permet de percevoir. De la vision cosmique éparpillée à la vision unitaire ou métaphysique. « Ce que je vois là n’est qu’une écorce. Le plus important est invisible… », se dit St Exupéry en observant le Petit Prince qu’il portait endormi dans ses bras. Voir l’indicible c’est la promesse d’approcher l’immanence, l’omnipotence et la transcendance. Cette transcendance qui nous permet de dépasser notre état d’être sensible dans toute sa finitude pour parvenir retrouver à son état initial, cette Arche perdue.

Renaître au Principe dont nous sommes tous issus constitue donc le sens véritable de cette ascension. Nous devons pour cela, franchir patiemment toutes les portes dont nous aurons trouvé les clefs avant de parvenir à la chambre intérieure où nous attend le Grand Thôt qui fera son œuvre de psychostasie. Le cœur léger et rempli de l’amour ineffable, nous nous délesterons enfin de notre qualité de fils de l’Homme pour endosser l’habit du fils du Seigneur. Nous atteindrons ainsi au point Unique qui rassemble les directions des quatre coins de notre vie pour réintégrer le Principe qui a donné naissance au monde manifesté.

Cette ascension nous fait parachever notre œuvre architectural, celui qui consiste à reconstruire notre Être désintégré dans la matière individuelle et multiple pour le réintégrer dans l’Etre Universel et Unique. Nous parviendrons ainsi à la synthèse de l’Etre Humain et de l’Etre divin au sein du grand Tout, au sein de l’Adam Primordial.

Aidés de la perpendiculaire, nous gravirons cette échelle qui nous permettrons de parvenir à ce sommet qui semble encore aujourd’hui inaccessible, pour découvrir les « Grands Mystères » de la Vie, cette renaissance à notre Être spirituel. Et sur ce parcours que nous devons accomplir seul, nous ne renierons pas les mains tendues.

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Voyage au bout des Mondes


J’ai voulu voyager au delà de moi même, explorer mes limites et visiter des horizons inconnus. Mes explorations me ramènent sans cesse sur des rives connues, celles de pays dessinés dans l’océan des passions, aux flancs modelés des vents d’émotions et de sentiments nuageux.

Devrais-je me laisser emporter par les courants de ces océans, ne pas me battre et m’en remettre aux étreintes d’une vie si envoûtante qui enlace tant de mondes ou nager à contre courant pour réaliser qu’il est Un pays de mes désirs à portée de regard qui n’attend que la Manifestation de mes sens ?

J’ai besoin pour cela, d’affronter mes démons dans les brumes du matin, de passer une à une, la triple voile de Maïa dont la traversée me semble aussi longue qu’une éternité qui me condamne à errer à jamais dans ce Monde.

Les efforts à déployer sont pour moi, surhumains, dignes des Dieux ou de ses contraires. Mes sens me disent d’abandonner car j’ai besoin de plus de trois Vies pour connaître nos trois Mondes, mais mon coeur sait que la Volonté est la principale Magie que je dois employer pour y parvenir.

Et dans le songe du désespoir, le Sphinx m’apparaît dans toute sa splendeur, imposant de Force, d’Intelligence, de Ténacité et d’Intuition. Il me révèle que cette force n’est pas physique, que cette Intelligence n’est pas savante, que cette Ténacité est Volonté et cette Intuition est Connaissance.

Que je dois être mu par l’Upadana, ce Désir intense qui ouvre la voie de la Volonté, seul moyen de synthétiser la Matière et la Forme qui est ma force. Elle prend appui sur la Triade pour que je ne fasse plus qu’Un avec le Tout.

Ses paroles raisonnent toujours en moi :

« Ma tête te recommande de Savoir.
Mes griffes te recommandent d’Oser.
Mes flancs te recommandent de Vouloir.
Mes ailes te recommandent de te Taire. »

Elles sont pour moi, un chapelet musical qui me transporte désormais dans un voyage qui me mène au Nirvana, aux confins de moi-même et des Mondes aux mille trésors.

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Une vie avec toi !


Il y a des vies qui comptent tant
Que les doigts des mains se trouvent impuissants
À égrainer les possibilités que m’offre la nature
De contempler ta divine parure

Il y a des vies qui se vivent si intensément
Que les éphémérides se déchirent assurément
À trop vouloir arrêter la course de chaque jour
Et se laissent emporter par la valse du temps qui court

Si les flots des jours entraînent irrémédiablement
Nos enveloppes vers des deltas moins rassurant
Les voiles de Maia qui s’évaporent, libèrent nos sens trop longtemps meurtris
Vers des cimes de beautés, de vérités insoupçonnées et fleuris

Alors que le manteau de Cybele des cieux descend
Pour nous protéger de la manifestation du temps
Et nous garder sur son sein dans la chaleur primordiale
Émanant de notre étoile flamboyante, du loin du cycle infernal

Cette voie nouvelle placée sous des auspices d’encens
Se promet à nous dans une vie de toute magnificence
Elle n’aura de beauté et de sens
Que par la fusion de nos cœurs où siègent la divine essence

Ces mots pour te dire que notre Amour a brisé le cycle des générations éternelles
Pour se blottir dans le lit de la plénitude des temps
À l’abri des tempêtes célestes qui entraînent dans son sillon les âmes errants
Nous progresserons ensembles vers des cieux où les rêves se confondent avec le réel.

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Toi, mon ami(e) astral(e) !


 Mon ami(e), tu as compris ce que disait St.Exupéry : qu’il te faut regarder avec les yeux du cœur. Ce cœur, siège de la vraie vie, débarrassé des souffrances et des passions et rempli de l’amour universel; ce cœur siège de l’esprit, de notre moi microcosme qui se fond dans le macrocosme, notre vrai Monde !

astres1Tu as compris que ce chemin qu’il nous fallait prendre, allait nous apprendre à regarder avec un triple regard. Celui de ce corps soumis aux multiples voiles de maïa qui nous révèlent nos limites et nous cachent de grands trésors;  celui de l’âme plus psychique, qui nous permet de faire la synthèse des deux, qui nous révèlent certaines vérités intellectuelles; celui de l’esprit ou du cœur qui est l’aboutissement suprême de notre Être, qui se trouve dans la Connaissance pure et qui nous  libère de toutes les contingences de ce monde, emprunte de spiritualité transcendante.

Tu as compris que le silence est la vertu des sages affranchis des sentiments, des émotions polluantes et des savoirs sur dimensionnant notre égo; que la parole est dispensatrice de bienfaits, qu’elle guérit les maux de notre âme; que les mots émanant de ta bouche véhiculent l’amour primordial qui désarment les pires ennemis; que ces sons dirigés vers tes frères et sœurs sonnent comme la lyre d’Orphée et les emportent dans des flots et des méandres si rassurant, qu’ils se laissent emporter volontiers, soulagés du poids des ennuis et des erreurs.

Tu as compris, qu’il nous faut cheminer avec détermination sur notre chemin de vie en puisant dans tous les savoirs et toute la Connaissance qui donnent sens à notre réalité intérieure, à notre Existence réelle.

Tu as compris que Dieu est Un, cette cause de toutes les causes, à vrai dire cette cause sans cause, toujours semblable à lui même, mais que les dieux sont innombrables et divers; que tu étais le miroir de Dieu car tu as été créé à son image.

Tu as compris que la voûte céleste qui est la maison des dieux, des astres, du soleil, des étoiles, de la lune, abritent les âmes. Ils sont les dieux issus du feu principiciel, de la lumière primitive, du feu céleste de Zeus. Ils régissent le grand Tout de leurs mouvements réguliers et perpétuels. Tu sais que dans leurs révolutions, ces astres produisent des poussières flamboyantes entraînant dans leur sillage éthéré les phalanges de demi-dieux, ces membres d’Osiris  ou les âmes rayonnantes qui furent jadis des hommes qui, au contraire de l’urobore  enfermé dans le cercle vicieux des générations, ont su transcender le cycle infernal et vital.

J’ai bien compris depuis un moment déjà que tu étais de ces Êtres cherchants et déterminés, conscients que, malgré les difficultés, le but est aussi le chemin; conscients que malgré les embûches et les rencontres insincères, ce chemin est exaltant et fera de toi un Être réalisé connu et reconnu de tous et de toi-même.

J’ai compris que tout cela fait de toi un Être exceptionnel.

Puisse que je devienne comme toi, un Etre éclairé de la Connaissance des Mondes, un initié dont le parcours débouche sur la porte des astres et de la lumière éternelle, un habitué de la vérité primordiale et une étoile à l’amour sublimé.

 

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Les fumées de l’inconscience


Les beautés de notre île partent en fumées par l’inconscience d’illuminés. Nos yeux pleurent et nos cœurs se lamentent. Les brumes du matin mêlées à celles de la combustion révéleront une fois de plus l’horreur d’un pays dévasté. Elles lèveront également le voile de notre ignorance.

Car nous ignorons et feignons d’ignorer que les flammes destructrices de nos remparts et de nos forêts consument également une part de plus en plus importante de nous même et les vents de notre inconstance attisent les flammes de notre inconscience.

Les larmes du ciel viendront bientôt laver le sang calciné des sous-bois et des prairies autrefois verdoyantes. Aidées du temps, elles effaceront les cicatrices des pentes ravinées et de celles de nos cœurs blessés mais aussi de notre mémoire.

Mais les plus grandes douleurs sont génératrices de grandes lucidités . Gageons que cette inconscience individuelle aura fait grandir notre conscience collective et que notre île intérieure deviennent plus belle et plus accueillante encore que celle dont la beauté est reconnue par tous. Qu’elle s’enflamme et brûle de l’amour divin et calcine notre ignorance.

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Les cheveux gris de la nuit


crepuscule2 Sans bruit, sans effort, ce jour s’en est allé au bout de sa vie
Ephémère, il a brulé son fluide divin pour laisser place à la nuit
Noire transition vers un être nouveau débarrassé de ses démons
J’attends la lumière du matin comme une promesse féconde

Angoisse et impatience sont les deux amis d’un instant
Qui m’accompagnent dans ce moment qui me semble déroutant
déterminé, je me glisse à travers l’interstice du crépuscule
Pour toucher du bout des doigts la chevelure dorée d’un rêve Majuscule

Figé, dans cet espace lumineux d’une rare beauté
Le temps se conjugue au présent, la vie tient d’une autre vérité

Transcendé, je me laisse transporter par les flots primordiaux
Vers les rives d’un monde débarrassé de son écume et de ses fléaux

Les jours comme celui-ci, planté au beau milieu d’une vie mêlée de peurs et d’espoir
Je me sens comme un Etre apatride, déchiré entre deux mondes blanc et noir
Un monde violent, fait de désirs et passions, ancré dans une humanité embrumée
Un monde atlante, fait d’espérance et d’éveil, ancré dans une humanité révélé

Ces jours comme celui-ci, je sais désormais les dépasser
Car franchir la porte du crépuscule en compagnie des anges messagers
Donne la force aux êtres conscients, de cheminer sur la voie de la sagesse
De faire de cette quête celle de la beauté à la chevelure de déesse.

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Grande traversée ou chemin de traverse !


Notre naissance nous a permis d’apparaître à la lumière. Pour grandir et s’élever vers l’illumination, il nous faut connaitre, c’est à dire naître ensemble dans une connaissance nouvelle dépouillée de nos passions dévastatrices et enrichie de vertus salvatrices.

Cette voie n’est pas facile à emprunter et à tenir car nous ne sommes pas à l’abri du confort de l’ignorance qui nous fait prendre les chemins de traverse pleins de promesses vers la destination enviée, des chemins raccourcis vers des joyaux de lumières qui éblouissent notre entendement.

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Mais nous savons que le but est le chemin lui-même. Chaque pas que nous faisons nous mène à la compréhension, cette descente à l’intérieur de nous même qui est souvent chaotique où chaque embuche nous révèle un message qu’il nous faut comprendre et interpréter. Au fil des distances et des efforts, ce chemin réveille aussi notre force intérieure et le meilleur de notre caractère et en particulier notre capacité de dépassement, de pugnacité et notre amour du travail bien fait.

Cette descente en nous-même n’est pas non plus un "purgatoire" ou une "descente aux enfers" comme tout pourrait nous le faire croire, car qui voudrait volontiers l’emprunter ! Oui, nous y allons par choix, par volonté de grandir dans la connaissance, de renoncer à certains cotés sombres de notre personnalité ou pour mieux cultiver notre spiritualité. Nous le faisons car nous nous savons accompagnés par des êtres bienveillants, connaissants et éclairés. Nous le faisons car nous savons qu’au bout du chemin un être nouveau nous attend.
Celui-là même qui sera en pleine possession de ses moyens pour amorcer l’ascension vers le divin, pour côtoyer ses avatars qu’il saura reconnaitre, libéré des contraintes matérielles désormais étrangères à ses sens.

Comment ainsi pourrions-nous vouloir nous passer de ce voyage en nous même ou ne serait-ce que l’écourter ? Comment pourrions-nous vouloir cristalliser nos meilleurs sentiments sans fournir le travail de pureté nécessaire ?

Nous risquerions trop facilement de nous découvrir et de ce fait, révéler un verni protecteur signe d’un subterfuge latent et d’un travail non accompli . Nous savons que nous ne sommes pas à l’abri de ce risque par choix ou par insuffisance. Et pour nous en prémunir, nous savons nous en remettre à notre destin, à la fraternité et nous laisser aller, emporter par l’océan d’amour qui nous entoure pour déborder d’envie d’aller au plus loin que notre cœur saura supporter.

Ce chemin est celui de tout perpétuel cherchant.

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Footing intérieur


Il n’est pas encore 7 heures, je termine juste le footing dominical que j’ai délaissé depuis quinze jours. Vous ne savez pas à quel point parfois on peut se sentir coupable d’un manque de volonté et de l’impermanence de celle-ci face à l’effort et au nécessaire dépassement de soi que la vie nous réclame.

Mais sans difficultés il n’y aurait pas non plus le dépassement et le sentiment de satisfaction qui vient juste après. je comprends aussi que ceux qui n’ont pas encore toutes les qualités morales ou l’environnement adaptés aux prises de décisions nécessaires au changement, au progrès et au dépassement, ne peuvent par conséquent connaitre le plaisir qui né de l’effort et de la satisfaction qui en découle. Cela doit être terrible !

Mes pensées m’amènent naturellement vers ma jeune amie Hind dont la vie connait un tournant radical. Celui que beaucoup d’entre-nous connaissent, celui de la séparation avec son pays, sa famille et ses amis. Celui qui étreint notre coeur au point de se sentir mourir tant le déchirement est insoutenable. Les larmes de sa mère seraient autant de raisons pour renoncer. La vie vaut-elle que l’on sacrifie autant de choses auxquelles on tient ? Mais toutes les deux savent. Leur amour, ce même amour dont elles ont le sentiment de faire le sacrifice, a besoin de se nourrir davantage des preuves de son existence. Elles savent que l’amour n’est pas aliénation. Il sera manque, certainement , mais également satisfaction.

La confiance construite pierre après pierre, jour après jour, a permis de bâtir des projets d’avenir compris et partagés. Elle permet ce lâcher prises nécessaire à la distanciation. Elle a nourri sans cesse cette capacité de dépassement, de prendre des risques et de voir loin, au delà de son horizon immédiat forcement limitant. Elle nous donne donc cette forme motrice qui nous permet d’agir au delà du connu, bien qu’il faille passer par des étapes douloureuses mais tellement porteuses d’espoir. Cet espoir qui nous fera découvrir tant de pays, tant de cultures, tant de gens . Cet espoir qui nous fera découvrir notre pays intérieur.
Ce voyage extérieur et intérieur font de nous des  » Ulysse » qui ont à vaincre tant de péril et à connaitre tant de bonheur pour enfin revenir en notre « pays » pour le redécouvrir.

Mon fils, mes meilleurs amis de Lyon, ont aussi fait ce choix, nous laissant orphelin de nous tous. Ces choix résonnent en moi comme le son du « rouleur » qui transporte notre coeur à son rythme. ils raisonnent en moi comme une histoire vécue.

Mon fils, mes filleuls, mes amis, vous êtes de ma famille de chair et de coeur, celle qui transcende la présence et le regard physique par une ineffable présence de l’esprit.

Je comprends votre envie, votre peine et votre joie. Je les partage avec envie !

Finalement, quel parcours en et hors de moi, que m’a permis ce footing matinal !

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Passerelle céleste


arc-en-ciel Aujourd’hui, j’ai vu Dieu jeter un pont éphémère entre le ciel et la terre.
Mon être imparfait aurait voulu emprunter cette voie aux couleurs infinies mais en vain. Cet égrégore furtif et transcendant m’était inaccessible comme un signe de ma finitude humaine.
Mon cœur, mon âme et mon esprit seraient-ils si sensibles au sensible, si transparents aux illusions pour que je sois tant la proie des désillusions ?
Une chose est sûre, mon regard a vu, mon cœur a su et mon esprit a cru !
Les anges médiateurs de l’inspire se manifesteront à nouveau pour que je puisse enjamber cette passerelle de lumière, le cœur pur et accomplir de ce fait ma destinée.

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Horror scoop !


Non ce n’est pas scoop et ce n’est pas non plus un sujet à plaisanteries. L’actualité est celle de l’horreur absolu. Le séisme a fait trembler jusqu’aux valves de notre cœur tant « l’holocauste » nous a été montré à grandes images’ et à répétition, de peur que nous n’aiyons pas saisi toute la dimension de la catastrophe. Je m’imagine l’émotion ressentie par ceux qui auraient pu « vivre » cela en 3D.
Il y a une certaine indécence à voir ces drames d’aujourd’hui oú la mort de donne en spectacle et oú les hommes, les femmes et les enfants du désespoir nous font presque verser une larme dans le confort et la sécurité de notre « sweet home ». Nous les blasés des « twins towers », nous les spectateurs assidus de la « gulf war » et nous les révolutionnaires par procuration, nous sommes de tous les acteurs de la transformation ou de la destruction du monde à en perdre la vie … d’obésité.
Ne perdons pas haleine, après la démonstration de notre mère nature, la nature humaine va démontrer qu’elle est vraiment supérieure car nos créations risquent de se donner aussi en spectacle avec tous les effets spéciaux qui nous feront pas croire nos yeux et cela devrait être beau de nuit !
Le monde est un fascinant spectacle qui fait vibrer nos émotions à l’extrême. Gageons que notre palpitant tienne le coup !

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La tectonique démocratique.


Nous assistons actuellement à une grande tectonique démocratique. Le glissement des autocraties vers la démocratie se fait par des ondes de choc dont la force centrifuge ne provient nullement du monde occidental qui avait imposé son modèle durant des décennies. Les hésitations, les balbutiements et les erreurs sont des preuves que leurs modèles de prévisions n’ont été d’aucune efficacité sans les clés de lecture culturelle.
Les artefacts de ces mouvements n’ont rien à voir avec les événements de 1989 dans les pays de l’Est qui étaient focalisés autour d’un leader charismatique : Václav Havel.

La Tunisie a su s’en passer et les autres pays aussi. Les leaders et autres intellectuels qui avaient presque que tous fini par baisser les bras au fil du temps, ont rejoint cette tectonique pour l’amplifier davantage et en faire un instrument du décentrement du monde. Gageons que les ondes produites, entrechoquent ces autres plaques forgées dans l’ignominie pour les éclater à jamais.

Nous assistons donc aux prémisses du décentrement du monde et et à la naissance du concept du « tout-monde » cher à Édouard Glissant, comme un remerciement à son combat.

Un nouvel ordre pourrait se dessiner mais tout cela demeure encore tout fragile. Les grands pays peuvent être tentés de « reprendre » le contrôle au lieu d’accompagner le mouvement.

Nous vivons la « première révolution de l’instantanéité » (Abdelwahab Meddeb). Il faut que cette révolution laisse place à une démocratie marquée dans la pierre pour l’éternité. Elle a besoin pour cela de mesure te de la contingence. Chose difficile après des décennies de privation de toute sorte. Pour la liberté d’un jour soit la liberté de toujours il est nécessaire que cette démocratie puisse s’inscrire dans une vrai constitution écrite par des spécialistes de la matière juridique mis à l’abri des négociations politiques mais imprégnés de la volonté populaire suprême. Pourra ensuite venir l’expression de cette démocratie par les élections.
Le plus difficile reste donc à construire.

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Chacun sa voie !


Il y a ceux qui explorent les frontières de l’inconnu et ceux qui implosent les frontières du connu !

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Ah qu’elle est belle !


oeil Elle s’est présentée à moi alors que je ne l’attendais plus !
Belle, surprenante, étonnante, pleine de sens, débordante de promesses et me révélant en pleine lumière ses facettes de vérité.

Pas de chevelure excentrique cachant des doutes, pas un mot de trop pouvant délivrer une incohérence.
Un point comme un grain de beauté là où il faut pour souligner sa force. Une exclamation pour montrer qu’elle m’appartient.

Une ligne épurée qui fait danser mon imagination.
A moi de l’apprivoiser, ou de me laisser approcher, de la rendre réelle, de la sublimer et à lui faire tenir toutes ses promesses… Ou de la fuir comme la peste.

Il y a des idées comme cela qui se révèlent à nous quand on ne les attend plus !

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L’énergie du désespoir.


Près de 6000 morts en Libye et 10 000 réfugiés par jour. L’énergie du désespoir pousse un peuple à conquérir sa liberté au prix le plus fort. La stratégie du déni, la théorie du complot et les mensonges du dictateur ne font que renforcer la détermination à venir à bout de ce régime.

mer A force de vivre dans la répression et la peur de mourir à tout instant, deux millions de personnes se disent autant mourir dans la dignité et gagner sa liberté.

L’être humain est capable de transcender ses peurs de vivre au point de n’avoir plus peur de la mort.
De grandes leçons pour nous qui avons du mal à dépasser nos petites peurs, nos petites limites et nos petits conforts.

Des vies qui apprennent à apprivoiser la mort, à gagner de grandes libertés dont celle de vivre. Quelle paradoxe plein de sens !

Apprenons aussi de ces leçons. Apprenons à briser nos chaînes. Celles de nos préjugés, celles de nos croyances aliénantes, celles de nos dépendances voulues ou imposées.

La plus belle des libertés démocratiques est celle du vote. Sachons en être digne.
D’une part exprimons notre liberté et d’autre part n’oublions jamais que nous sommes seuls dans l’isoloir, seuls face à notre responsabilité, seuls face à nous même.

Une révolution peut aussi venir d’un simple geste parfois. S’indigner est une première étape et agir la deuxième.
Soyons aussi dignes que ceux qui donnent leur vie pour la liberté de leurs pairs.

Ne soyons pas que des spectateurs enthousiastes devant ce qui arrive mais soyons aussi des agissants !

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Soyons le héros de notre propre vie !


Le mythe du héros a bien sûr exister mais je pense qu’aujourd’hui, ce n’est plus ce que recherchent les gens. Croire aux héros, c’est comme croire en Dieu, cela rassure mais cela nécessite l’abandon de soi au profit de croyances qui s’imposent et qui obligent, mais je comprend que ce cela puisse sécuriser.

Du héros vituel au héros du réel : il n'y a qu'un pas !
Les révolutions que nous vivons par médias interposés nous apprennent beaucoup de choses.
D’une part, la sécurité n’est plus l’essentiel. Vivre pour quoi faire si cette vie n’a pas de sens, autant aller au bout de ses idéaux. Le désespoir mène à l’espoir, quitte à se sacrifier pour ses pairs. Mais qu’est-ce que la vie si elle est pire que la mort.
D’autre part et fait nouveau, les réseau sociaux jouent un rôle central. Celui d’un accélérateur d’indignations où la vitesse de l’information est venue à bout de gouvernements car facteur de surprises dans la mobilisation et facteur d’organisation phénoménal. Lao Tseu pourrait en apprendre de cela!
Mais aussi, pas de héros au cheval blanc mais de multitudes chevaliers du ciel où plutôt du net, omniscients car sur plusieurs réseaux à la fois !
De quoi déboussoler ceux dont la culture est étrangère à cette réalité. Ce qui fait que ces révolutions sont avant tout des révolutions de jeunes. Des révolutions virtuelles devenues ruelles, car l’essentiel s’est gagné dans la rue.
Et enfin, un élément important et déterminant, c’est le caractère « enthousiasmant » de ses actions dans l’opinion qui a permis la prise de relais pour l’amplifier et en particulier chez les « parents ». Je citerais pour cela Kant pour mieux illustrer mes propos : « l’enthousiasme moral des spectateurs est un moyen de comprendre la logique contagieuse de la révolutions démocratique ».
En conséquence, soyons le héros de notre propre vie ! Just do it !

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De notre responsabilité aussi !


La période est propice aux questionnements.

Ça commence à s’agiter. La presse nous martèle d’informations, d’analyse, de petites et de grandes anecdotes mais aussi de petites et grandes frivolités sur nos candidats. Avec tout cela, nous sommes censés être véritablement éclairés sur nos futurs choix. Certains d’entre-nous ne s’en contenterons pas. Il iront écouter, ils liront et accueillerons les porteurs de bonnes paroles électorales. Tout cela est bien !

Courageux, ambitieux et habités du sens collectif, nos braves candidats le sont, mais ils n’en demeurent pas moins des hommes et des femmes avec leurs forces et leurs faiblesses, leurs valeurs et leurs morales, leurs capacités d’adaptation à l’environnement immédiat et avec leurs contradictions. Vous et moi, en quelque sorte !

Et c’est le moment pour nous, de ressortir nos petites rancœurs, nos petites haines, notre discours convenus sur le monde politique et sur la fracture qui s’agrandit de jour en jour. C’est aussi le moment de faire à nouveau allégeance pour des plus ou moins bonnes raisons ou de s’investir pour de vraies convictions.

Une chose sonne comme une vérité universelle : »Nous avons les représentants et les mandataires que nous méritons ». Avons-nous pleinement conscience de notre responsabilité d’électeur ou considérons ces moments comme des espaces de réclamations personnelles ? Considérons-nous notre mandat comme un moyen de paiement d’une contrepartie particulière ou d’une délégation de pouvoir à développer des idées, des projets collectifs pour le bien commun de notre île et au profit de la population en tant qu’entité, en tant que nation ?

Les réponses à ces questions nous permettent de redonner du sens à notre responsabilité, à nos valeurs et à nos idées. A portée d’embrassades ou de claques, nos candidats sont prêts à presque tout pour nous conquérir car nous leur avons donné l’habitude que c’est comme cela nous fonctionnons.

Nul ne pouvant prévaloir de ses propres turpitudes, nous avons à grandir encore pour que le regard nos « politiques » changent. Nous ne pouvons pas leur demander d’être des superhéros ou des magiciens. Nous leur déléguons une partie de notre qualité de vie, une partie de nos rêves mais pas notre vie mais pas nos rêves car nous en sommes les seuls vrais acteurs, les seuls vrais dépositaires. Ils ne sont ni responsables de nos échecs ni de nos réussites. Ils ne sont que les médiateurs d’une vie collective que nous souhaitons.

Machines à voter !
Sachant cela, avec modestie mais détermination prenons conscience de notre vrai pouvoir à changer les choses à travers nos représentants quels qu’ils soient.

Nos critères de choix sont limités mais déterminants et réels. Ils relèvent de :

Valeurs : sens du bien commun et collectif, intégrité, abnégation, persévérance, respectueux,habité du sens de la nation, possédant une motivation intrinsèque, endurant, charisme, cohérence…
Vocation : habité de la totale vocation du mandat pour lequel il postule, évitant la facilité des promesses intenables et connaissant même sans expérience, l’institution pour laquelle il ou elle postulent, …
Vision : mobilisatrice empreint de réalisme, porteuse de changements positifs et différents, compréhensible et réalisable à terme.
Voies : les voies qu’ils nous proposent pour parvenir à réaliser leur vision sont réalistes, soutenables, mesurables, pertinentes, etc.

A chacun ses priorités et ses responsabilités. Cela relève peut-être de l’utopie mais la mission de nos représentants n’est-elle pas de réaliser nos utopies collectives ?

A l’heure où les réseaux sociaux servent plutôt de déversoirs, peut-être que dans nos poubelles numériques pourrait-on trouver quelques pépites qui redonnent du sens à l’action collective. A l’heure des révolutions et des luttes pour la démocratie en Afrique du nord, nous pouvons nous payer une petite remise en question personnelle !

Je n’ai pas de leçons à donner mais je livre à chacun de mes amis une réflexions, inutile peut-être pour certains mais porteuse de sens je l’espère, surtout au moment où on s’installera devant son écran quel qu’il soit !

A nous de jouer !

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Je suis un aimant !


C’est ainsi, c’est sur c’est vrai parfois.
Quand je regarde en arrière, quand je me penche sur des évènements passés.
Je me dis mon pote, aujourd’hui t’as pas été bon !
La médiocrité des autres n’est une raison pour que tu te mettes aussi de la partie.
Il est vrai qu’il est souvent si facile de se laisser aller, de le laisser emporter et de ne plus rien contrôler.
Il est si facile et rassurant d’être là dans la foule des anonymes aux réactions si prévisibles.
Changes-vite de polarité je te dis, pour que tes ions positifs reprennent le dessus.
Changes-vite de polarité, pour que ton amour des gens attire leur coté bon.
Je suis aimant chargé d'être aimant Soit un aimant qui les maintienne dans l’harmonie du progrès et dans le juste équilibre.
Soir cet aimant qui, par la force de son attraction donne l’énergie de nager à contre-courant.
Soit cet aimant qui colle nos pieds dans le réel et notre tête dans les idées.
Et si à ton contact, les rapports demeurent électriques, dis-toi mon pote quelque part c’est ta faute.
Car pour être un bon aimant, il faut être sans relâche un aimant au cœur grand !

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Balances ton slam, balances ta flamme.


Balances ton slam,

balances ta flamme.

Balances-moi pas,
Balances tes idées,
Mais ne les balance pas,
Et ne Balances pas les miens.
Équilibre ta vie,
Équilibre la mienne aussi,
Le poids de ta vie pèse tout mon envie,
Le poids de mes envies pèse toute ma vie.
Lourde est ma plume,
Léger est mon écrit.
Si la vie varie,
Ne tarie mon lit.
Si je te rejoins sur ton aile,
Finie l’harmonie si belle.
Qu’elle est dure cette nature,
Si fragile à la rupture et si dure !
Une place pour chacun,
Chacun son palace.
Cette idée me pèse de sa maille,
De son filet je n’ai qu’une idée, me libérer !
Mais je m’en balance,
Ma vie est MON existence.

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Ainsi va l’ami


Ainsi va l’ami

Tel cet oiseau qui tournoie chaque matin dans mon ciel   captant oiseau1 mon esprit à l’infini.
Tel ce gecko aux couleurs changeantes qui se joue de mon regard sur ce figuier majestueux.

Aujourd’hui tout ce spectacle pourrait encore s’offrir à mes yeux mais quelque chose a changé. Pas cet oiseau aussi haut , pas ce gecko aussi beau.

Aujourd’hui quelque chose va me manquer. Un regard malicieux et moqueur, une assurance impétueuse, une présence affectueuse, un doute.
Les yeux ne voient plus, le cœur lui est d’une implacable clairvoyance de ce manque à venir.

L’intellect raisonne, claironne le rappel à la réalité, l’affect sonne le glas comme un rappel du trépas d’une réalité .

Ainsi va la vie, ainsi va l’ami.

Mots clés Technorati : ,,,,
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Saison des lumières


Saison des lumières

Une chose est appréciable en cette saison, la variété et la qualité de la Lumière que la Nature nous donne. Ceux qui ont la chance comme moi, de pouvoir profiter de ce spectacle permanent doivent certainement se dire que qui qu’il soit, le grand architecture est là. De l’artéfact ayant produit le big-bang ou de la construction minutieuse et continue de cette grande cathédrale aux dimensions qui nous dépasse, nous ne pouvons que croire.

Ces Lumières du matin qui traversent les vitraux de la montagne bleue fortifient la construction de ma vie en m’emplissant d’une énergie suffisante pour me faire traverser le temps des instants qui vont s’offrir à moi.

Ébloui ? Mon regard me fait voir en toi une personne d’une éclatante et d’une si rare beauté que j’en perdrais la vue. Aveuglé ? Ma pensée sublime ton personnage et ma raison en lisse les contours et m’en révèle les aspérités comme pour me rappeler ta réalité transcendée.

Révélé ? Ce culminant du midi font disparaitre à mes yeux toutes les ombres, toutes tes ombres, à me faire vaciller dans l’oubli. Il me révèle aussi des contrées invisibles de ton image comme un rappel à la vigilance, comme un rappel à la vie.

casuarina Emerveillé ? Ces filaments dorés du crépuscule à travers les brins des casuarinas sont comme tes cheveux que j’aimerais saisir à pleines mains mais ils me sont tout aussi insaisissables à jamais.

Mais la beauté de tout cela m’aura transformé pour ce jour et pour toujours car elle me rappellera à mieux voir ces lumières si belles et si indispensables à ma vie.

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Le temps me ment !


Le temps me ment tout le temps.
Tant de promesses de transformer ma vie en moments d’éternité.
Tant d’allégresses qui se transforment en instants de vérité.
Le temps se moque de moi.

Le temps me ment tout le temps.
Tant de prouesses pour gagner son cœur.
Tant de hardiesse à devenir son héros sans peur.
Le temps se moque de moi, à moins que ce ne soit toi !

Le temps m’a menti, il m’a sorti de mon lit.
Me faisant miroiter une vie pleine de vies.
Faisant de moi son alibi.
Le temps s’est moqué de moi, à moins que ce ne soit toi !

Manifique_couleurs Le temps m’a menti, il a envahi mon esprit.
Me faisant croire à l’envie à un lit de bonheur.
Faisant de moi son rêveur.
Le temps m’a trahi, à moins que ce ne soit toi !

Le temps me ment à me rendre fou.
Me berçant dans ses bras pleines d’illusions.
Faisant de moi son volcan en fusion.
Le temps me mène à la folie, à moins que ce ne soit toi, à moins que ce ne soit moi …

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Arraisonner ses passions


Peut-on vraiment arraisonner nos passions pour d’une part, mieux les comprendre d’autre part, mieux les intégrer dans nos principes donc les expliquer et enfin, pour mieux en user ?

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Nous sommes tant les autres !


Nous ne sommes que les autres ! Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai comment tu agis.

Serions-nous si étonnés de savoir que plus on baigne dans un environnement plus on en épouse le contenu et le contenant ?

Pourquoi sommes-nous si faibles au point d’être si inconstants et si contradictoires avec nous-même ?

Mais au fait, savons-nous vraiment qui nous sommes ? Avatar2 N’empruntons-nous pas un nos nombreux avatars dans différentes circonstances?

Le chemin est long pour arriver supprimer ces ombres de nous même qui cachent notre véritable identité que l’on ne connait pas encore totalement ou si peu

.

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Tu changeras !


Changer c’est mourir un peu pour mieux vivre.
Tu changeras car ta vie n’a pas de prix. Et tes émotions sont comme des parapets qui t’empêchent de sombrer dans le vertiges des idées noires de ton existence.
Tu changeras car tu te brûleras les ailes encore et encore mais la nuit elles repousseront davantage fortifiées et d’une envergure nouvelle propre à te permettre d’embrasser le monde dans une étreinte aimante.

change
Tu changeras car ton regard d’aujourd’hui qui aura vu le mépris, le mal et les faux sentiments se poseront de façon bienveillante sur leurs porteurs transformés.
Tu changeras car je changerai et nous changerons.
Nous rêverons donc ensemble les yeux ouverts comme pour ne rien rater des transformations heureuses que nous aurons tous provoquer.

 

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Si tu n’existais pas.


Si tu n’existais pas,
Je rêverais à t’imaginer et à dessiner ton image sur le sable
Afin que les vagues viennent caresser ton visage
Et que je me mette sans cesse à te réinventer.

Si tu n’existais pas,
Je scruterais les nuages dans le ciel bleuté
Pour imaginer ton mirage dans les formes vaporeux
Et que je me mette sans cesse à te modeler

Si tu n’existais pas,
regard Je monterais là-haut au sommet des cimes
Pour dire à l’écho de répéter à l’infini ce nom que j’aurais inventé
Et que je me mette à écouter sans fin ta musique.

Si tu n’existais pas,
Je plongerais à t a recherche dans les abymes
Pour rencontrer l’ivresse de s profondeurs
Et que je laisse mes sens dans ton océan se noyer.

Si tu n’existais pas, comment pourrais-je exister ?
Mes miroirs seraient sans reflets
Car tu sais que je ne suis que toi.
Et que tu es mon toit.

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Amour et amitié : fleuves tranquilles ?


L’amour ou l’amitié ne sont pas vraiment des fleuves tranquilles. Ils requièrent abnégation, engagement, efforts, compréhension,ténacité, apaisement, non jugement… C’est si facile de tomber dans le sens contraire. Et quand ça dure malgré ces écueils, quelle récompense !
Religare : quand ce lien entre humains fonctionne après cela, n’est ce pas un pas vers le sens du divin ?

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Religare


La relation à l’autre se nourrit de la réciprocité sinon elle se tend jusqu’à se rompre ou alors la balance se penche irrémédiablement d’un seul coté, dans le camps de l’adoration. Cela n’est pas tenable et durable non plus car impose d’un tel abandon de soi que le résultat risque fort d’être le même. L’autre n’est pas qu’une présence quand on en a besoin, un prétexte ou un alibi.

mains Il est aussi notre miroir. Celui qui nous renvoie notre image, celle qui fait progresser pas seulement celui aux alouettes.
La relation est un acte pour soi et pour l’autre. C’est un arbre qui se nourrit de la terre et du ciel. Elle réclame efforts et engagements pour pouvoir récolter les fruits avec toutes leurs saveurs.

Elle est notre lien au monde du vivant.

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Le nirvana serait-il en nous ?


Ce moment est pour moi, délectable. Après avoir fait subir à mon corps, le supplice du travail physique qui mène à la récompense du plaisir concomitant de la sécrétion endomorphinique et de la spiritualité du dépassement de soi; le temps d’un repos compensateur, je m’assieds à ma terrasse.

C’est un moment proche de la contemplation qui m’assure que le plaisir est un chemin qui nous rapproche du bonheur et davantage, qui nous identifie à l’idée du bonheur. Celui qui transcende les instants pour les inscrire dans l’intemporel; celui qui transcende l’espace pour nous inscrire dans l’ici et l’ailleurs; celui qui modifie notre regard pour nous permettre d’effleurer une autre idée : celle de la beauté.

Et l’idée du bonheur serait-elle contingente de celle de la beauté ?

Assurément, ce que j’’observe ici et maintenant, m’accorderait à faire de cette association, un postulat plein de vérités et de promesses. Car rien n’est plus beau, dans la posture dans laquelle je me trouve, que d’observer cette montagne bleue sculptée par notre nature et mise en relief par les ombres et les lumières du matin.

nivana Quoi de plus beau que la découpe de cette forêt verte sur le fond formé par ce ciel azur avec ce nuage solitaire qui s’accroche comme une chevelure blanche sur le cou doré que forme ce rayon de soleil matinal !

Quoi de plus extasiant que de se laisser à imaginer l’éternité et la plénitude que nous pouvons donner à ces moments qui nous font voir au delà et dépasser notre simple vision des choses.

La vie est-elle vraiment cette “vallée de larmes parsemée d’oasis de bonheur” ou est-elle fonction de ce regard intérieur qui nous font voir les choses autrement, qui font voir les mirages du désert en oasis accueillants et enfin le désert lui-même en espace de plénitude où nos horizons sont sans limites pour notre imagination ?

Ma divagation de l’esprit, ma méditation est brutalement interrompue par un bruit de moteur strident venu à moi de la rue toute proche. Je reçois celui-ci comme une agression insoutenable, telle une souffrance. Comment allais-je réagir ? Allais-je me lamenter à propos de ce véhicule maudit, conspuer son propriétaire, ou cette société qui produit tant de nuisances ?

Ou allais-je plutôt tirer la quintessence de ma méditation, de la spiritualité d’un moment qui aurait pu être banal ou se reproduire autant de fois que je ne puisse même le percevoir à aucun instant ?

Non, je traduis que le bonheur ne peut pas être que dans l’au delà. Il est bien présent à nos cotés. Il relève plus d’une démarche intérieure et d’une façon de regarder. De notre façon d’être au monde. Il est un présent du présent qui nous invite à ne pas nous laisser nous piéger dans le passé ni à fuir dans l’avenir.

Dois-je voir dans ce qui arrive à l’instant, la faute de l’autre, comme ce propriétaire de voiture, comme la mienne, par mon incapacité à m’extraire suffisamment des contingences extérieures ou dois-je m’attacher à tirer les bonnes conséquences pour agir positivement ?

Au nirvana, je ne pourrai parvenir que si j’arrive à la conscience du bonheur, de son “impermanence” pour mieux me prémunir et mieux gérer mes souffrances.

Et cette montagne est toujours là, si belle. Son visage s’est éclairci. Sa chevelure blanche s’étire maintenant davantage au gré d’une petite brise qui est venue ajouter sa note au concert de cette musique que j’entends maintenant et qui accompagne mélodieusement mon nouveau regard.

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Passe le temps, passe la vie !


Tous vos témoignages de ce petit matin ont arrêté le temps, le temps d’un instant, le temps d’un battement de coeurs. Ils sont pour moi un motif de bonheur qu’il me faut retenir et apprécier à sa juste valeur.
Les années s’envolent, les compteurs s’affolent ! Il nous reste la sagesse de prendre cela avec toute la souplesse… d’esprit d’une vie encore annonciatrice d’amitiés comme les vôtres . Merci d’exister pour moi !

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Violences gratuites faites aux femmes.


Les événements de la vie sont parfois cruels et parmi ceux-ci les violences gratuites faites aux femmes.
Nous sommes vraiment dans une société en transition avec des manques effroyables de repères. Certaines catégories d’hommes perdraient-ils pieds ? Certainement, à un tel point de passer à des actes si définitifs. Mais pourquoi ?
Perte d’autorité , de leur rôle central, de possession, de pouvoir patriarcal … Des causes profondes et diverses dues à cette société en pleine mutationse sociales, économiques et éthiques .
Après une période de grandes conquêtes, il nous semble assister à un recul des libertés féminines. La mondialisation culturelle, de l’information et des échanges nous permettent à priori de pouvoir porter d’autres regards annonciateurs de changements positifs et pourtant, à contrario nous semblons assister impuissants à des pratiques rétrogrades.
Sommes-nous vraiment si impuissant ? Si non, quoi faire ? Quels comportements tenir ?
Au delà, d’un nécessaire renforcement du travail éducatif qui ne porte ses fruits qu’à moyen et long terme, chacun d’entre nous doit être moteur et porteur d’une éthique et d’une morale dynamique et non castratrice.
Nous constatons souvent que les comportements les plus déviants et les violents font référence à la morale religieuse la plus sectaire et la plus extrême loin des préceptes humanistes de la foi.
La morale pudique se trouve ainsi au service d’une impuissance humaine justifiant des actes les plus décadents loin des règles qui veulent  » de jamais apréhender autrui comme un moyen mais comme une fin ».
Gardons -nous donc de jugement moraux qui kidnappent notre raisonnement et notre pensée descriptive au profit de prescriptions qui nous rendent ôtages d’une vision moraliste de la société comme pour excuser nos actes les plus barbares.      

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Respiration


La vie est comme une respiration. Nous inspirons pour nous remplir d’une énergie propre à mobiliser notre machine intérieure quitte à accueillir en nous des corps étrangers qui gripperont tôt ou tard notre mécanisme.
Nous expirons pour nous débarasser des résidus d’une combustion intérieure qui parfois nous ronge jusqu’à l’os. La force de ces expulsions peut aussi parfois provoquer des bruissements voire des bouleversements dont nous serons bien malgré nous l’artéfact.

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Amour de la sagesse !


Nous sommes parfois déchirés entre l’amour de la sagesse et la sagesse de l’amour .
Nous sommes tous mus par ces désirs qui en fait, se caractérisent par un manque constant que nous voudrions bien combler.
Bien nous en prend !

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Le bonheur n’est qu’un état fluctuant de la vie.


Il ne peut être le but d’une vie car cela aboutira à créer en nous une permanente insatisfaction qui nous empêchera de capter les moments de joie qui se présentent à nous.
Consacrons notre énergie à la recherche de la vérité . Seul moyen de comprendre et de s’adapter à notre monde.
Chacun empruntera sa voie. L’essentiel est de passer des croyances à la connaissance, de purifier son cœur des intrigues et du calcul qui nous empêchent de voir les choses importantes.

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Le doute salutaire.


Il nous faut douter de tout. Des vérités les plus immuables, des « rentes » de situation, de ses croyances les plus profondes surtout les plus inébranlables, des eaux calmes du lac de notre vie, de notre rapport aux autres ou de notre façon de comprendre, d’analyser et de raisonner.
Mais douter, ce n’est être pas être suspicieux envers tout et envers tous. C’est être confiant en soi et en ce que l’on est à l’instant, garder son esprit ouvert, c’est être convaincu que rien n’est plus immuable que le changement, qu’une vérité d’aujourd’hui peut être un mensonge de demain ou l’inverse. Cela pour mieux s’adapter et se prémunir autant que faire se peut de grandes désillusions et apprécier les instants pour ce qu’ils sont : des moments, des bouts d’une vie.
Le chemin de la connaissance est pavé de plein d’imprévus. Il peut nous mener à de grandes satisfactions comme à de grandes douleurs mais l’emprunter est déjà un pas vers le progrès personnel et la réalisation de soi.
Le choix et le cheminement demeure personnels même si ils impliquent aussi les autres.

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Le risque de la distance


Prendre de la distance sur les évènements est salutaire mais c’est aussi parfois se distancer des gens que l’on aime et être confronté à leur incompréhension. Ying et yang, quand tu nous tiens, ton étreinte peut faire mal ! Mais nous savons que vous ne relâcherez celle-ci que lorsque nous aurons compris votre dessein.

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Ce qui fait notre humanité.


Nos choix doivent être imprégnés de notre éthique, notre raisonnement en être dépouillé . Les frontières sont malheureusement floues. Le résultat révèle notre humanité.

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Raisonner notre affect


Nos contradictions naissent de la faiblesse de notre raisonnement, de la vie éphémère de nos représentations et de la logique solitaire de nos sentiments.
La synthèse et l’harmonie de ces trois espaces est d’une grande complexité car elle relève de l’intellect et de l’affect, au temps et à l’espace. Une chose est sûre, le temps et l’intellect permettent de guérir l’affect.
D’autres combinaisons sont possibles. Il appartient à chacun de composer ses propres remèdes. Encore faut-il poser le bon diagnostic.
Notre outil privilégié : le raisonnement logique.

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La vie est faite de choix.


La vie est faite de choix. Ils se font sur le fondement de nos idées, de nos convictions, de nos valeurs et de nos principes.
N’oublions pas non plus que les choix que nous faisons se prennent en conséquences des vrais impacts à venir sur soi-même et sur les autres. L’oublier, c’est s’extraire de la vie. Cela est impossible sauf par la mort.
Selon le postulat que nous sommes les autres, ayons toujours cette préoccupation en nous. Une fois la décision prise, allons jusqu’au bout et assumons, le bon comme le mauvais. Nous ne regretterons ainsi rien !

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La vérité du moment.


La vérité d’un instant est la vérité du moment. Son existence a été réelle. Nous ne pouvons la nier aussi heureuse ou aussi douloureuse qu’elle eu été. Nous n’avons plus d’emprise sur elle que celle de l’acceptation et des leçons apprises.
Ne rien renier, pour ne rien regretter pour en sortir renforcé. Tel est notre destin.

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L’âme de la Canopée


nuages

N'as tu jamais souhaité t'élever au dessus de la canopée ?

Découvrir un Monde inaccessible même par l'imagination.

Voir d'un œil nouveau un espace qui n'est à conquérir que par ton cœur.

Dominer les plaines, les vallées et montagnes sans vouloir y mettre ton sceau.

 

N'as-tu jamais voulu flotter au dessus des feuillages ?

Oublier tes craintes et ton vertige de l'inconnu.

Te laisser balancer par la brise, sans peur.

Faire confiance à la nature divine et créatrice.

 

N'as tu jamais voulu voir à tes pieds ce que tu voyais d'en bas ?

Fouler les nuages comme un tapis d'orient.

Regarder l'immensité avec des yeux dévoilés

Libérer ta conscience des barrières invisibles.

 

N'as-tu jamais rêvé ne faire qu'Un avec le Tout ?

Éveiller tes sens au point de les savoir inutiles.

Ne plus percevoir la lumière à travers le feuillage filtrant.

Mais faire partie des rayons partout où ils s'infiltrent.

 

N'as-tu jamais imaginé toucher du doigt l'immensité ?

Percevoir toutes les dimensions comme une réalité familière,

Te dire qu'il n'est point de raison sans distance.

Pénétrer la connaissance dans un éloignement apaisé.

 

N'as-tu jamais voulu redevenir toi-même ?

Redécouvrir ta propre nature dans un voyage incroyable

T'éloigner de ton être fini pour mieux renaître au merveilleux

Accomplir ce pas vers le Vrai, le beau et le Réel.

À ton plus grand bonheur !



Un brin de muguet pour te dire que les plus petits bonheurs comme les plus grands, se nourrissent toujours par la pensée. 
Alors, que ma présente pensée t’accompagne sur ton chemin de lumière. 

Que les cloches sonnent pour toi avec allégresse et pour le plus grand des bonheurs

Qu’elles vibrent au diapason et au rythme de ton cœur.

Que la musique de la vie t’invite à rire et à sourire

Pour que l’ardeur que tu mets chaque jour pour agir
Forge un bouclier dont l’éclat renverra toujours la lumière du matin

Dans les recoins les plus sombres de ton destin

Et que le jour t’apparaisse à Jamais aussi claire

Que l’eau qui file vers l’océan avec la force et la vigueur sincère 
Tout en se reposant dans les méandres tranquilles de la nuit

Là où l’imaginaire nourrit à l’infini nos envies. 

Là où l’énergie de la création prend les formes les plus inattendues et les plus fous

Pour qu’au petit jour, elle se matérialise dans les actes nées de nos rêves les plus doux. 

Que cette journée ensoleillé ta Vie !

Pâque, notre nouvelle promesse.


Le crépuscule d’une vie a sonné le glas du calvaire

Celui d’un être voulant relier le ciel à la terre

Celui d’un esprit qui s’évapore dans l’immensité de l’infini

Pour nous montrer le chemin perdu de nos corps lassés de ses replis

 

Rayon de soleilPourtant, sur le mont culminant, il était proche de son père

Lui montrant la voie de la transcendance

Celle qui lui permettrait de traverser la souffrance

Celle de la chair faite de la terre, celle de la terre de ses pairs

 

Sur le tau, suspendu entre deux mondes

Il a dominé de son amour toutes les hésitations

Pour nous dire que nulles afflictions

Ne pouvait entamer sa détermination à aimer

 

Nul doute ne s’est immiscé dans sa foi devenue éternelle

En son père, en l’esprit qui l’animait et en ses pairs vivants

Et sur le fil de sa vie, il abandonnait au monde ses croyances

Nous laissant un héritage tri-unitaire de la vérité universelle

 

En ce jour, que reste-t-il de ce don d’amour tant étreint ?

S’est-il évaporé dans les fumées noirâtres de notre existence ?

S’est-il mélangé aux souvenirs distants de notre insondable subconscient ?

Sa présence a-t-elle la vivacité du fil d’Ariane qui seul nous relie à l’ineffable divin ?

 

Dans notre quête du tangible, le temps est venu enfin

De percevoir avec des yeux nouveaux, à travers les rameaux

Le lien indicible et perpétuel vers celui qui comblera notre faim

Pour qu’enfin, il libère notre conscience aux portes du caveau

 

Et dans une grande Intention, dans un élan indomptable,

Celui de la noblesse et de la force du lion fait christ éternel

Nous serons emportés dans un nouveau cycle de vie inaltérable

Par une renaissance nous renouant à la promesse originelle.

 

Celle d’une fraternité inaltérable et véritable. 

 

Joyeuse Pâque à toi !

 

Joyeux Noël !


  

L’autre d’un autre.


Nous avons beau faire des efforts, notre intelligence nous rend peu accessible la compréhension des actes de barbarie commis hier à Paris. Nous pouvons faire toutes les supputations possibles, crier notre colère mais rien de raisonnable quand l’émotion l’emporte et nous assaille. Peut-on trouver une once d’humanité dans ces êtres semblables à nous mais dont tout sépare de nous ? Nous aurions envie d’ériger des barrières, des murs pour éloigner tout possible rapprochement. Ils n’ont rien d’humain. Pire, s’il devait avoir un peu d’humanité en eux, on aurait envie de l’éradiquer, de la tuer. Et là, nous franchirions le rubicon, même par la pensée. Nous traverserions ce mur de la différence sensé nous séparer de l’insensible, de ce qui n’est pas humain, de ce que nous ne reconnaissons pas comme nous. Car, la pensée créer. Nous sommes ce que nous pensons. Nous nous réclamons de l’humanité par celle-ci, par la parole et par l’action. Et rien n’est plus difficile que d’exercer cette humanité tous les jours que Dieu fait.  

Certes, tout nous sépare de ces barbares. Il aura fallu néanmoins qu’une simple pensée soit implantée dans un cerveau pour qu’elle devienne destructrice, pour qu’un être humain devienne inhumain, pour que nous ne reconnaissions entre l’autre que son animalité et que cela nous donne toutes les raisons pour l’éradiquer. Nous tomberions nous aussi, insensiblement dans l’horreur et dans l’erreur. Mais bien sûr, rien n’est comparable. Ne trouvons pas d’excuse à ce qui inexcusable.  

Où se trouve le point de bascule, le curseur ? Toute notre histoire est jonché des pires atrocités parce qu’une pensée jugée non malsaine s’est développée dans le terreau de notre représentation du monde. Un bel arbre s’y est développé puis toute une forêt avant que nous nous rendions compte que c’était la forêt de la mort.  

L’autre a toujours été la source de nos maux et nos mots n’ont jamais été suffisamment durs pour qualifier cet autre, cet étranger par qui tous nos malheurs adviennent.  

Un être éclairé se méfie avant tout de lui-même et de ses pensées car, tout part de là. La différence est toujours source de conflits intérieurs avant qu’ils ne deviennent extérieurs. Les hommes et les femmes qui se recherchent savent que, bien au contraire, l’autre nous fait accéder à d’autres vérités sur nous-mêmes d’abord et sur le monde ensuite. C’est en cela qu’il devient notre alter ego indissociable et indispensable à notre épanouissement d’être humain.  

Sans ces autres, serions-nous à l’abri de devenir ces robots destructeurs, programmés pour tuer? Bien sûr que non ! Nul n’est à l’abri de cela s’il ne reconnaît pas les autres à leur juste place, de leur utilité dans sa propre vie, dans son propre monde. Vivre avec l’autre, fusse t-il un acte difficile, c’est faire l’expérience du monde, c’est un acte de vie.  

Notre pays traverse depuis quelques années des difficultés, pour ne pas dire des ruptures et des crises économiques, sociales, morales et sociétales. Mais, il n’est pas seul, l’Occident et dans une moindre mesure le monde, se trouvent dans la même impasse. Est-ce à nouveau un problème d’hégémonisme et de pouvoir ? Doit-on se laisser emporter par cette vision dépassée du monde? Chacun doit y réfléchir librement, en toute conscience, en pleine conscience en se prémunissant de tout dogme. Un acte bien difficile à vrai dire ! 

L’histoire est en train de se répéter, nos difficultés individuelles et collectives nous font nous refermer sur nous-mêmes. Nos pensées, nos paroles et nos actes s’appauvrissent. Nous basculons insensiblement dans l’horreur collectif, dans la pensée unique, dans les extrêmes. L’autre n’est pas le seul animal primitif et destructif car, n’oublions pas, nous sommes toujours l’autre d’un autre… 

Conscience


Excellente année 2015 !


D'aucuns diront que 2014 aura été un torrent de malheurs
D'autres qu'elle aura été bénie par une pluie de bonheur
Des gens n'auront vu que des chutes en cascade
D'autres auront traversé le canyon de la solitude en escapade

Pour certains, les méandres de la vie auront eu la douceur des alizés
Alors que pour d'autres un cyclone aura dévasté les champs d'une vie bien cultivée
Des milliers de petits ruisseaux auront commencés à fertiliser des vies arides
Alors qu'autant de sources auront disparus dans les plis des rides

De la source au delta, le lit de notre vie se modèle au gré du courant
Il nous fait traverser les contrées les plus arides comme celles les plus verdoyantes
Il décuple notre force et notre énergie devant les obstacles
De nos tombants il en fait des moments de purs spectacles

Sur son parcours, des milliers de pierres se polissent entre elles
Laissant derrière elles de fines particules, parcelles prophétiques d'une vie nouvelle
Qui viendront toujours nous rappeler que la vie, cette eau bénie des cieux
S'enrichit des pensées nouvelles, des rencontres qui nous emportent vers mille lieux

Je souhaite qu'en 2015 les flots de notre vie traversent des mondes inconnus,
Nous réservent les rencontres aussi riches qu'inattendues
Nous obligeant à nous délester de nos préjugés les plus convenus
Pour les laisser se briser sur les récifs aux pointes vives et nues
Pour qu'enfin se révèle une île merveilleuse cachée jusqu'ici à notre vue

Je souhaite que par la magie de la pensée et de l'amour nous puissions voir
Se dissoudre dans les pores de la terre calcinée, les moments de désespoir
Pour que puisse sourdre enfin les jets d'un bonheur des plus éternel
Qui nourrira le fleuve de notre vie d'une altérité des plus belles.

Bonne et merveilleuse année 2015 !

 

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